Implications pour les praticiens:
le RME qui, en tant que représentant d'assureurs est très au courant des implications de certaines décisions, nous communique:
http://www.emr.ch/dl/news/MC-DFI-f.pdf
Le RME salue la décision du Conseiller Fédéral
Didier Burkhalter de réintégrer provisoirement les cinq méthodes de médecine complémentaire dans
la LAMal. Les personnes qui n'avaient pas de couverture complémentaire auront de nouveau accès à ces prestations dès 2012. Ceci est d'autant plus réjouissant pour des malades chroniques, âgés et ceux pour lesquels la médecine allopathique arrive à ses limites. Eux aussi pourront se faire soigner par la médecine complémentaire. Cette décision implique un gain de temps, car elle permettra d'évaluer, dans les années à venir, les critères pour intégrer la médecine complémentaire dans la LAMal.
Il est cependant important que chacun comprenne la différence entre les conséquences que cette décision implique au niveau
de l'assurance de base (LAMal) http://www.admin.ch/ch/f/rs/832_10/
et des assurances complémentaires (LCA) http://www.admin.ch/ch/f/rs/c221_229_1.html
Dès 2012 les traitements au moyen des cinq méthodes : anthroposophie, homéopathie, médecine traditionnelle chinoise, la neuralthérapie et phytothérapie feront à nouveau l'objet de remboursements de la part de l'assurance de base, pour autant qu'elles soient pratiquées par un médecin en possession d'un certificat de capacité de la FMH (Fédération des Médecins Suisses) dans la méthode concernée. Il n'y en a que 956, toutes 5 méthodes réunies, qui sont en possession de ce document. Il est à noter qu'il n'existe pas encore de certificat de capacité en phytothérapie, lacune que la FMH s'emploie à combler.
La plupart des traitements en médecine complémentaire sont cependant prodigués par des thérapeutes qui ne sont pas médecin et qui offrent un choix de plus de 120 méthodes de la médecine complémentaire et alternative. Pour l'instant, ces traitements continueront à être remboursés, pour autant que le client ait une assurance complémentaire et que le praticien soit enregistré auprès de l'assureur. La décision du DFI ne touche en ce sens pas encore les praticiens non médecins, vu que leurs prestations sont couvertes non pas par l'assurance de base, mais par des contrats d'assurances relevant du droit privé, dont les critères de remboursement peuvent évoluer dans le proche futur.